BOB BERNARD LE MERCENAIRE…

Matelot de seconde classe, il s’engage comme volontaire en Indochine. En 1952 il quitte l’armée et accepte une place de conducteur d’engins et de mécanicien au Maroc. Il entre ensuite dans la police de ce pays toujours sous protectorat français. Sa carrière de mercenaire commence dans les années 60-72, avec la période convulsive de la décolonisation et de la croisade anticommuniste en Afrique: du Katanga au Biafra, du Yémen au Tchad, il est l’homme de main des services français.

C’est sur la demande de la France que le mercenaire Bob Denard intervient pour la première fois aux Comores, fraîchement indépendantes, le 5 septembre 1975. Il arrête le président Ahmed Abdallah et le remplace par Ali Soilihi, mieux perçu par la France. Après avoir raté un un coup d’état au Bénin en 1977, Bob Denard est de retour aux Comores en 1978 à la tête de 43 mercenaires. Le président Soilihi, tombé en disgrâce auprès de la France, trouva la mort dans l’opération, et fut remplacé par Ahmed Abdallah, l’ancien président. Resté sur place, Bob Denard s’occupera d’organiser une garde présidentielle, forte de 600 Comoriens encadrés par une poignée d’officiers européens, qui entre en concurrence avec les Forces armées comoriennes. Une petite armée personnelle bien entraînée qui lui permettra de faire régner son autorité dans l’archipel, de développer ses propres intérêts commerciaux et qui sera disponible à tout moment pour d’autres missions délicates en Afrique.

Mais tout va basculer en 1989. Bob Denard est lâché par ses protecteurs et bailleurs de fonds. Il est alors rapatrié vers la métropole par les services français où il passera ses derniers jours à soigner ses vignes dans le Médoc.

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