La fin de l’opération militaires baumier

CE JOUR-LA… 27 septembre, comme aujourd’hui…

Le 27 septembre 1991, fin de l’opération militaire « Baumier » au Zaïre.

L’opération « Baumier » est la troisième et dernière opération militaire conduite par l’armée française sur le sol zaïrois/congolais (après les opérations « Marzuka », en mars-avril 1977 et « Léopard », en mai-juin 1978).
A partir de 1990, avec l’effondrement de l’URSS, la donne géopolitique locale se trouve modifiée. L’Afrique cesse d’être un enjeu entre l’Est et l’Ouest. Le Zaïre est progressivement abandonné par ses protecteurs qui se désintéressent d’un pays qui ne présente plus d’intérêt géopolitique et connaît, en outre, une situation économique déplorable. La France maintient son aide mais elle l’assortit d’une condition : l’évolution vers la démocratie.

Le pays, dépourvu de structures stables, plonge dans l’anarchie. Des émeutes éclatent en décembre 1990 et en septembre 1991 l’armée se révolte : des pillages ont lieu dans toutes les grandes villes du Zaïre. Afin de protéger ses ressortissants, la France enverra une nouvelle fois ses parachutistes au Zaïre. L’opération porte le nom de code de « Baumier » et dure 4 jours, du 24 au 27 septembre. Des unités du 21° RIMa, du 1° RIMa, et des 3° et 8° RPIMa sont déployées dans 3 villes du Zaïre : à Kisangani (d’où 700 personnes sont évacuées par avion), à Kolwezi (400 personnes évacuées) et à Kinshasa (d’où les réfugiés sont transbordés par le fleuve jusqu’à Brazzaville).

C’est à ce moment-là que la majorité des 2500 français qui vivaient encore au Zaïre avaient définitivement quitté le pays. A l’issue de cette opération, le gouvernement français avait également pris la décision d’abandonner le Zaïre et de rapatrier ses coopérants civils et militaires. Les français rentreront de nouveau au Zaïre en 1994, à la faveur de l’Opération Turquoise (au Rwanda) qui utilisait les aéroports de Goma et de Kisangani.

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